Chronique d’une bataille…

Samedi matin, 5H30, pas de grasse matinée pour moi. Je dois me rendre au travail dans un contexte teinté d’angoisse grandissante. Un ennemi invisible s’est glissé parmi les humains et décime sur l’axe du destin. 6H00, lavé et petit déjeuner pris, je fais un peu d’exercice comme tous les matins pour expulser la peur, reprendre contact avec mes forces et extraire mes faiblesses. J’écris 3 pages comme tous les matins, mais ma tête est lourde. J’appréhende cette journée particulière dans un monde sonné par les coups de l’ennemi invisible. Imaginez-vous sur un ring à combattre contre un adversaire microscopique. Impossible de le toucher, encore moins de le percevoir. Je tourne en rond après avoir péniblement rempli mes 3 pages. Une fois habillé, je sors et me dirige vers l’obus roulant qui me sert de bus. A l’arrêt, peu de monde et la méfiance est de mise car personne ne sait qui le cache. Les compagnons de trajet urbains sont devenus de ennemis potentiels à garder à distance. Potentiel coupable si on venait à être contaminé. L’obus arrive et nous montons pour former un effectif plus que clairsemé. Le verre n’est pas à moitié vide mais au quart plein. Mon refuge à pages m’aide à ne pas affronter les regards ou à nourrir quelques suspicions. Vivement l’arrivée.

L’arrivée

J’y suis. Je pose mon manteau, range mes affaires et prends ma bouteille d’eau. Je dois d’abord ranger ce qui doit l’être et la tâche est loin d’être aisée tant il y a à ranger. Dans un mouvement de panique, le public habituellement peu discipliné est devenu prédateur incontrôlable et veut à tout prix prendre plus que ce dont il a besoin. Nous avons affronté une vague hier, une lame de fond devrais-je dire. A 10H00 nous ouvrons les portes et tout se déroulent comme la veille, une bataille désorganisée où chaque soldat combat pour lui. Oublié le collectif ici c’est moi d’abord, puis moi et moi…émoi. C’est la survie qui nous guide. Je manipule les articles comme si je jouais à la roulette russe. Chaque personne a potentiellement la balle du destin. Ma seule garantie est un gel hydroalcoolique posé pour se laver les mains. Tout va très vite, mon cerveau est aux commandes et mon corps encaisse, les lames successives, les “bips” des caisses et des portiques. Je regarde l’heure pour m’assurer de pouvoir manger un peu et contient ma vessie en attendant.

14H00 je peux aller manger un petit peu. J’attends la relève et me crispe au retard de ma collègue. Elle arrive, nos regards se croisent. Nous sommes dans le même bateau et faisons corps. Un seul corps dont les membres peinent à s’entendre pour aller dans le même sens. Je vais exploser et serre tout ce que je peux pour arriver aux toilettes. Enfin j’y suis, ça semble durer une éternité tant je me suis retenu. Je ne peux m’attarder et m’interrogé sur le temps qu’il me reste pour alimenter mon corps.

Après avoir mécaniquement pris soin de mon corps dans un temps record, je repars au front, dans le bruit, les cris, les bagarres. Une dure journée. La journée s’écoule ainsi. La fin de journée pointe son nez et je peux enfin entrevoir une lueur de repos. Avant de partir, je me lave les mains plusieurs fois comme pour extraire le sort de la roulette russe.

J’ai survécu mais d’autres journées arrivent. je ne veux pas y penser. Je pense à mes compagnons d’infortune qui doivent travailler, éléments essentiels du tissus social et économique du monde.

Les héros et héroïnes dont on parle peu. 

Abdelhamid NIATI

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Nibler !

3 jours qu’on me balade, 3 jours durant lesquels j’oscille entre amour et rejet. Celui que je pensais être mon protecteur m’a délaissé.  Alors le stress s’est emparé de moi. Je ne vous parle pas d’un stress passager mais d’une situation permanente au point que mon sphincter ne fait plus son travail et que je m’abandonne finalement sur une moquette qui n’est pas mienne.  Je fuis de tous côtés et la personne qui m’aime ramasse et pleure pour moi. Je tente, j’essaye de me contenir mais rien n’y fait, je me vide. Je m’abandonne comme on m’a abandonné. Mon seul tort, si c’en est un est d’être un canidé qui ne dit souvent mot mais parle un langage visuel qui apaise les cœurs. J’aimerai tant pouvoir parler pour dire à quel point j’aime même celui qui m’a délaissé. Esseulé sentimentalement, je donne plus que je ne reçois car en dehors de ma bonne humeur, de ma compagnie et de mon regard, je n’ai pas de présent coûteux à offrir. Je suis une vie donc inestimable.

Je suis Nibler

Je ressens l’amour plus que d’autres êtres, et il en va de même pour la douleur qui m’entoure. Je voudrais tellement faire plus pour apaiser les cœurs qui souffrent.  Celle qui s’occupe de moi est en quelque sorte ma mère car la mienne m’est inconnue. On nous a séparé sans prendre en compte mon déchirement. Ballotté, de lieu en lieu, j’ai trouvé refuge en un point fixe. Mes journées se réduisaient à manger et regarder au dehors sans autre distraction que celle d’attendre. Attendre quoi et qui ?

Trouver est un verbe mieux approprié car celle qui s’occupe de moi m’a trouvé, aimé de suite (je l’ai vu dans ses yeux magnifiques). Elle m’a ensuite emmené dans sa demeure où j’ai trouvé pour compagnie une magnifique créature au grand cœur. Cette dernière répond au nom de Titine. Elle masse sa maîtresse et prend soin de moi. Je parle beaucoup et manque à mes obligations sociales. Je suis un canidé répondant au doux surnom de Nibler !

 

Abdelhamid NIATI 

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Histoire dedans ?

 

Bonjour,

Comment cohabiter avec une rage de dent ? On forme un sacré couple avec sa mâchoire. Elle n’a pas besoin de nous mais nous avons besoin d’elle. Et si j’ai un mot à lui dire c’est qu’ il est inutile qu’ une de ses 32 occupantes ne vienne perturber ma nuit. Je viens effectivement, de faire mes adieux à mon sommeil si tendrement désirée. La cause de cet adieu est le réveil brutal d’une de mes occupantes, mastiqueuse toujours, emmerdeuse un jour. Mon ami dentiste va se faire un plaisir de s’occuper de la malveillante et aucune association de défense des molaires n’aura son mot à dire. Dehors !!!! Maudite mastiqueuse ! Je ne viens pas te déranger quand vous papotez à 32 dans ma mâchoire !!!!  Nos dents sont en vie et nous le font savoir. C’est fou l’imagination que peut faire naître une telle mésaventure. A croire que je suis né avec une rage de dents, bien avant que ces dernières n’existent. Je dois  résolument être d’avant-garde.

Réponse de mes dents : sans nous pas de digestions.

Une molaire intervient : Tu aurais dû te lancer dans la boxe si tu voulais nous dire adieu

Une incisive : eh monsieur aime avoir un beau sourire pour séduire ces dames.

Une autre molaire : t’as de la chance, tu vois les dames. Elles ont l’air de quoi

La même incisive : Il aime les belles âmes c’est sur

Moi : ce foutu mal de dents est revenu ? J’ai la bouche qui grésille

Les dents : on ne le lâchera pas de sitôt. On l’aime.

Abdelhamid NIATI

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Cela dépasse les mots !

 

Un cœur malade et pourtant immense. Un cœur apaisé qui continue d’apaiser ceux et celles qui t’ont connu. A toi ma mère, je ne me lasserai jamais d’écrire mon amour mais j’en mourrai certainement car l’immensité de ton âme dépasse mes capacités physiques. Ton cœur ne cesse de battre dans le monde qui t’a connu. Sur les lèvres des restants ton prénom vibre accompagné d’une invocation. Ton courage et tes phrases qui résumaient l’existence et traçaient des routes pour les humains sont les caractéristiques que tu partageais avec papa. Tu n’es plus là pour entendre ces mots mais ton fils ne peut cesser de te parler. Tu es celle qui m’a porté, et aucune immensité matérielle ne pourrait te rembourser. Ici il n’en est pas question, tu ne l’as jamais demandé avec le bien aimé  vous avez toujours su lire entre les lignes des âmes brisées, et  cicatrisé les plaies du cœur par des simples mots. Les bienfaits de vos actes, de vos paroles et de votre amour ont l’éternité pour point de fuite. Votre fils qui vous aime éternellement sera toujours en admiration en pensant à vous. Cela dépasse les mots.

Abdelhamid NIATI

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La fin n’existe pas !

La fin est cet espace-temps qui clôt un instant, une vie mais si je vous dis que la fin n’existe pas.

A y regarder de plus près, rien ne se termine totalement. Prenons l’exemple d’un film que vous allez voir au cinéma ou d’un livre que vous lisez, une fois sorti de la salle où la dernière ligne du livre lue, cela reste en mémoire. Vous allez raconter et discuter de ce film avec d’autres personnes. Mieux encore, la réflexion enclenchée par ce livre où ce film peut se poursuivre sur votre blog ou votre Notebook pour donner un article, une nouvelle ou même un livre . Cette œuvre que vous avez vue et appréciée reste en mémoire et nourrit votre inspiration. Elle n’est pas terminée, le mot fin du film n’apparaît d’ailleurs plus à la fin des films comme si les réalisateurs avaient pris conscience que leur œuvre serait prolongée par d’autres qu’eux.

La mot fin est aussi employé pour dire que l’on a raté quelque chose. Or, il n’y a pas d’échecs mais des réussites partielles ou totales et beaucoup de connaissances emmagasinées. Ce que vous avez commencé ne se termine pas et vous pouvez elle reprendre plus tard pour en faire une œuvre.

On entend souvent parler de la fin d’une époque pourtant une époque ne se termine jamais vraiment. Une époque étant une période marquée par des événements, des découvertes, des avancées dans des domaines précis. Si cette époque se terminait vraiment, toutes ces choses disparaîtraient mais au contraire, elles traversent le temps et sont reprises voire améliorées et la source n’est que très rarement oubliée.

Enfin concernant la vie, la mort n’est pas une fin en soi car les vivants témoigneront de votre passage et vos gestes et vos paroles seront sur les lèvres de ceux qui vous aiment, de ceux qui ont eut la chance de vous rencontrer. Nous mêmes, faisons vivre les éternel(le)s à travers les choses qu’ils et elles nous ont enseignées et que nous répétons à notre tour et que nous améliorons. Voilà comment nous continuons de créer et de citer ceux et celles qui nous ont servis d’enseignants.

Nous faisons de même au quotidien. Les humains sont des vases communicants

Je vous l’avais dit : “La fin n’existe pas”

Abdelhamid Niati

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4 règles pour devenir plus créatif !

 

La créativité n’est pas un mot savant mais juste une qualité que tout être humain a en lui. Elle doit être stimulée pour se réveiller. Créer demande du travail, des efforts mais procure surtout un plaisir immense, une fois l’oeuvre terminé. Que ce soit un article, une nouvelle, une musique ou encore une toile, l’artiste qui sommeille en toi ne verra pas le temps passer pendant le processus de création. Tu sauras ce qu’est le flow, le fait d’être absorbé par ce que tu crées au point de ne pas voir le temps passé. Ici je te montre comment devenir plus créatif et surtout réveiller l’Artiste que tu es.

1. Lis !

Oui lis ! Ouvre un livre puis un autre et découvre les mondes et les personnages créés pas des auteurs. Promène-toi à travers les siècles et les époques au cours de tes lectures. Tu découvriras comment ont vécu ceux et celles qui t’on précédé. Tu pourras également découvrir d’autres sociétés, t’imprégner des cultures d’auteurs vivant à des milliers de kilomètres. Voyager devient plus simple et voyager dans le temps passe du stade de l’impossible à la simple formalité. A la lecture de ces mots, tu t’enrichis, tu découvres et tu apprends. Tu sais qu’à ton tour tu peux créer des mondes, des personnes et raconter ton époque, ton quartier, ta ville, ton histoire, ta légende.

Lire c’est respirer !

Voici une liste de mes lectures :

Georges Perec : tentative d’épuisement d’un lieu de vie parisien

Stefan Zweig : le joueur d’échecs

Alessandro Baricco : Novencento

Oscar Wilde : Dorian Gray

Guy de Maupassant : Mont Oriol

Carson McCullers : la ballade du café triste

Dostoievski : l’idiot

2. Écris

“Ecrire c’est difficile mais ne pas écrire est impossible” : Jean d’Ormesson

Tu dois écrire sur ce que tu aimes le plus, sur ta passion, sur ton business, sur ton job. Qui mieux que toi peut décrire son job ou sa passion ? C’es toi !

Écris tes buts, tes objectifs et la manière de les atteindre. Tu peux écrire et dessiner tes rêves pour être certain de les réaliser.

Chaque matin, ou chaque soir, que ce soit sur un notebook ou un carnet, prend plaisir à écrire au moins 3 pages voire plus pour libérer ton imagination (3 pages minimum). Ces 3 pages constitueront le début de ton roman ou de ton recueil de nouvelles. De la sorte ta plume ne sera jamais sèche et tu écriras toujours plus.

3. Observe !

Regarde autour de toi : Regarde les personnes, les animaux, le ciel, la ville, les imperfections du sol, la plante qui s’est fait un chemin à travers le bitume. Tu peux imaginer et écrire une vie pour chaque personne que tu verras.Tu pourras faire parler ce sol imparfait, décrire cette personne que tu vois passer. Enfant, tu devais certainement voir des visages ou des animaux dessinés par les nuages. Cet enfant est toujours là bien présent et il a juste grandit. Retrouve ces yeux et regarde le monde comme tu le faisais, comme si tu le découvrais pour la première fois. Renouvelle cet émerveillement et la plume suivra.

4. Echange dans des lieux de créations

Il est temps de te rendre dans des lieux où des personnes créent des choses, des œuvres, des entreprises, là où les idées se concrétisent. En parlant avec ces personnes tu te rendras compte :

  • Que tu peux apprendre mais également enseigner
  • Que tu peux être créatif en partant d’une phrase ou d’un mot
  • Que la créativité ne se commande pas et que tu l’as déjà en toi
  • Que cette créativité que tu as en toi ne demande qu’à s’exprimer
  • Aux termes de ces rencontres, tu pourras écrire sur les échanges que tu as eu et les paroles échangées, ainsi que les idées qui en sont nées.

Il ne te reste plus qu’à créer ! Alors je t’en prie : fais le !

1 En commentaires, tu inscris le titre du livre que tu lis ou vas lire

2 Dis-moi si tu as écris au moins 3 pages par jour

Abdelhamid NIATI pour MonEncre

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L’échec n’existe pas !

Postulat de départ qui peut paraître utopique : l’échec n’existe pas. Il n’y a pas d’échec juste des choses faites qui n’ont pas rencontré tout le succès escompté. Regardons de plus près ces actions et demandons-nous si vous avez vraiment échoué.

Vous avez entrepris des projets qui sont arrivés à leur terme. Ces projets menés à terme démontrent que les actions ont été pensées et matérialisées. Certaines choses ont fonctionné et d’autres non. Vous avez partiellement réussi ou totalement échoué ?

Les plus pessimistes parleraient d’échec en premier lieu alors que vous êtes allé au bout de votre engagement et que des points positifs se dégagent. On pourrait vous pointer du doigt les actions qui n’ont pas totalement fonctionné. Elles ont tout de même fonctionné et ce qui reste n’est qu’axes d’amélioration. On parle toujours d’échecs ? même partiels ?

A ce stade vous être fiers de ce que vous avez accomplis et vous ferez encore mieux sur ce projet qui s’annonce prochainement.

Changer son discours intérieur permet de relativiser et de transformer « l’échec » en réussite. De multiples réussites partielles font et feront de grandes réussites plus tard à condition de corriger ce qui n’a pas pris. Il faut avant tout garder le plaisir de ce que l’on fait. Si le plaisir n’est pas là l’existence devient mécanique et d’humain profond nous devenons humains robots. Nous ne sommes pas nés et ne mourrons pas robots.

Nous sommes des humains. Nous ne sommes pas parfaits et c’est dans l’imperfection que se cache l’art, l’âme du poète, la plume de l’écrivain, la folie dans l’élan entrepreneurial.

Le charme de la vie c’est précisément ça : nos imperfections sont nos atouts. Ce sont également nos axes d’amélioration.

Abdelhamid NIATI

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Manager n’est pas régner !

Le management comme art de diriger a connu de nombreuses évolutions à travers les siècles. Le mot management apparaît sous l’ère industrielle. Il n’est plus question de faire usage du fouet mais de faire en sorte que l’homme participe à l’effort collectif de développement économique du pays. Ceci va ensuite s’étendre au monde de l’entreprise posant ainsi la question de la place de l’’humain non seulement dans le monde mais également et avant tout dans l’entreprise. La construction pyramidale avec le CEO et le CA à son sommet fait pression sur les strates inférieures de l’entreprise pour que comme jus pressé la ressource humaine donne le meilleur d’elle-même. Aussi les actions répétitives doivent elles trouver un sens car dans tout emploi il y a une part de répétition. Un ou plusieurs gestes ou mécanismes de réflexion qui trouvent à se reproduire au fil du temps. La vie privée n’échappe pas à cette logique que l’on nomme routine. Cette dernière tue selon l’expression consacrée. Aussi faut-il faire varier les cycles en prenant garde de ne pas tomber dans le bore out (expression qui définit l’ennui au travail). Pour remédier à ces maux en amont ou en aval, on voit apparaître des méthodes pour organiser l’humain avec le taylorisme et une rationalisation des tâches pour gagner en productivité.

Productivité : le mot est lâché

Ici il est donc question de ressources et de résultat. Dès lors se posent 2 questions :

– quelles sont les ressources ?

– quels sont les résultats ?

Les ressources !

Le mot ressources imprime dans les esprits, le matériel nécessaire à la production dans un premier temps puis, et après réflexion, l’immatériel apparaît. Par immatériel, entendons les ressources énergétiques et intellectuelles mises en œuvre pour produire. Il apparaît clairement que les immatérielles sont tout aussi matérielles que les autres. L’avènement du numérique nous sort de ce bon vieux schéma fossile des ressources matérielles nécessaires. Un schéma qui imprime toujours bon nombre d’esprits comme nous le verrons plus tard.

Les résultats !

En matière de résultat, Le mythe de Stakhanov a fait du mal. En effet, au plus on travaille dur au plus on a de la considération. Le résultat du travail doit être visible et palpable et la sueur doit couler à grosses gouttes. Notre job doit nous épuiser avec une fatigue bien visible pour être perçu comme utile. Là encore ce cliché s’effondre sous l’ère numérique. En effet, le « travailler dur », perd de son sens car le résultat n’est pas toujours palpable à la manière de notre chère Stakhanov. On utilise beaucoup plus son intelligence et des process pour être plus efficace. L’autre raison tient au fait que la personne qui travaille dur en se donnant corps et âmes ne voit pas toujours son travail reconnu. Ainsi, malgré les efforts, les regards malveillants se focaliseront sur la petite erreur qui n’impacte en rien ni le résultat ni même les moyens pour y arriver mais cette erreur ne devait pas être commise selon la pensée dominante. L’histoire de l’humanité est faite d’erreurs, de bourdes qui ont conduit à bien des progrès. Nous sommes ici à l’opposé du positive feedback.

Le cerveau humain est composé de 85 milliards de neurones. Ce qui signifie que dans toute structures, l’intelligence en place est potentiellement immense. Encore faut-il que le manager cesse de se comporter en monarque, détenteur d’un pouvoir qu’il pense divin et à la limite de la mégalomanie.

1.Tu dois initier inviter à et cesser d’ordonner

Trop souvent le manager fraîchement promus pense qu’il est un privilégié et se comporte donc comme un monarque. Le management dirigiste écrase les individus et devient vite contre-productif.

Imaginez que vous ayez une personne sur le dos au sens littéral : combien de temps allez-vous tenir avant de vous écrouler sous son poids ?

C’est exactement ce qui se passe avec un management qui est derrière tous ses collaborateurs. Il pèse au lieu d’alléger et d’aider à l’envol.

2. Tu dois laisser de l’autonomie

Chaque collaborateur a son domaine d’expertise. La puissance neuronale évoquée plus haut doit te permettre de visualiser la puissance potentielle d’un individu. Laisse cette puissance s’exprimer pour en tirer le meilleur. Tu dois stimuler cette puissance en donnant de l’autonomie à tes collaborateurs. Oui de l’autonomie, source de créativité et d’épanouissement.

La confiance est la clef de cette autonomie.

3. Fais du positive feedback

Le positive Feedback consiste à féliciter ses collaborateurs sur ce qui est bien fait. Tu dois remercier tes collaborateurs pour les points positifs accomplis et ne jamais commencer par le négatif. Dans l’esprit de ton équipe, l’image du château de carte qui s’écroule prendra tout son sens car le négatif est apparu en premier et sert donc de base d’évaluation par la suite. Commencer par le positif permet donc de voir un édifice bien bâti avec de multiples voies d’améliorations pour la simple et bonne raison que le négatif verrouille alors que le positif ouvre.

4. Ecoute activement

L’écoute active ne doit pas être défini par opposition à une supposée écoute passive. On écoute activement lorsqu’on sait faire silence pour laisser l’autre parler. On doit également déconstruire pour reconstruire pour faire abstraction de tout ce que l’on sait au moment où l’on écoute. On doit poser des questions de manière ouverte pour mettre en place un réel échange d’idée. La manager nouveau se nourrit de l’intelligence de ses collaborateurs et réciproquement nourrit ces derniers de ses propres réflexions. L’écoute active implique de faire silence et d’enregistrer absolument tout ce que dit la personne sous peine de passer à côté de l’essentiel. Passer à côté de l’essentiel c’est rater une information cruciale voire un chaînon manquant dans la chaîne de réflexion. Voilà pourquoi on ne peut faire l’économie de rater cela sous peine de ne pouvoir résoudre un problème ou même construire un projet.

5. L’intelligence collective

Avoir des valeurs communes permet de donner un sens aux actions d’un groupe ou d’une entreprise. Ces valeurs partagées permettent de mener à bien les projets et de résister aux caps délicats. Elles constituent une bonne parade à l’individualisme. L’union et l’intelligence collective créée permettent un travail efficient et une circulation fluide de l’information. Les valeurs fédèrent et leur absence favorisent l’éparpillement des individualités.

On gagne une coupe du monde avec un collectif et non avec une somme d’individualités !

6. Carpe Diem

Tu dois vivre l’instant présent pour mieux te projeter dans l’avenir. Chaque jour tu dois apprendre et partager cet apprentissage avec ton équipe. Ainsi tu insuffleras de la créativité de manière permanente.

7. La créativité est la clef

La clef de l’innovation et de progrès de l’humanité est la créativité. Sans elle, l’humain n’aurait jamais rien construit de durable et n’aurait pu se sortir de situations difficiles. La créativité de tes collaborateurs est ton meilleur atout. Tu dois utiliser des outils de travail collaboratif pour permettre à chaque personne d’apporter du neuf, d’apporter un œil nouveau. Ainsi tout avancera plus vite et mieux et personne ne sera laissé sur le banc.

Abdelhamid NIATI

Tous droits reservés.

Le Sublime

Chaleur écrasante et vêtements qui rétrécissent pour accueillir l’astre jaune et évacuer le trop plein de stress. Un corps qui bronze fait penser au métal précieux et il n’est pas étonnant qu’il attire la convoitise. Plus qu’un bijou, le corps en est recouvert sans le poids de la masse métallique et il n’est pas rare de croiser une personne dont les pierres précieuses oculaires sont parfaitement assorties au métal doré…L’œuvre divine présente sous nos yeux nous rappelle que le sublime est partout. Parfois les lettres et les mots nous manquent pour exprimer ce que l’on ressent. Tout est dans l’émotion et nous avons le souffle littéraire coupé sur l’instant. Plus tard, alors que l’onde de choc s’atténue nous pouvons écrire ce que nous avons vu et ressenti. Absents sur l’instant les mots deviennent nombreux tant nous avons à décrire. Etreindre le soleil est impossible mais l’observer et le décrire demande du temps et de l’énergie…

 

Abdelhamid NIATI

Tous droits réservés

 

Artist Words ! Eric Lapszynski

Dessiner….c’est toucher du regard ce que les autres ne voient pas

 

Previously, in my article written in one shot in reaction to an artistic work, I declared my love for Art and for the artworks of a very special artist. This artist has the gift of creating « vortex »  paintings which invite to reflection and introspection. Beyond the work presented, I gave the floor to his creator who gives so many emotions. When I look at his eyes, my soul is opened and sometimes a knot forms in my throat as the emotion is Great. I give you here the interview which is the logical continuation of the previous article.

Hello Eric, can you introduce yourself to the readers of « MonEncre »?

Hello, I’m Eric Lapszynski, 46 years old living in Montrouge and painter. I create works in India ink and pastels on paper in different sizes.

(Thank you for this beautiful introduction) When did you discover your artistic fiber?

I’ve always had it, I think. Since my childhood, my adolescence and now even more than yesterday. I’ve created at different stages of my life but it is now that I fully live my work … .my passion. I have for a long time reached the point of no return, and I only can and want to lose myself even more in it. (An artistic eternity?)

We discovered you on this blog through a pastel work but you use other materials: which and in what circumstances?

I started with Indian ink and I set up personal techniques or processes. I then naturally turned to something else: the bold pastel, which is an unctuous and special material. The work is different because I use regular colors that I make collaborate with each other. With the oil, the desired color can be created by mixing. In recent times I only work with bold pastels and a little bit of ink from China.


 

How did you change your technique or techniques over time? Can we see the step by step?

I am learning until the end of my life and every day is a discovery of techniques and know-how that enrich my palette. Painting is a profession to know how to do, to do again and again to master the gesture and offer know-how but it is also necessary this little thing that makes vibrate. Virtuosity in the technique is necessary but not enough.

Your works cause a lot of emotions as much by the depth as by the limits that they push back. Are you aware of provoking this in the viewer?

I gradually accepted this state and now I am convinced of the sincerity of the emotions of those who dive into my universe. I present some paths to take. I want the viewer to be really absorbed and lost. To make it short: I want the viewer to appropriate my work and to become the actor!

 

 


Question a bit special: what feeling dominates? 1- when you finish a web 2 – when you leave it

1) It depends on the time of realization but there is always a happy feeling to have finished my work even if often the initial idea left room for something else. Often I just finished a drawing that I’m already thinking about something else, moreover, the old work can guide me or not orient myself.

2) I do not have any problem to detach myself from work, because I know that they are in any case mine forever, simply in someone else place. Seeing them again makes me happy.


You share your works on Facebook with your friends and comments stretch late into the night. What does this social network bring to you and how do you welcome it?

It’s a modern way to show what I’m doing. This could be a barometer about what I do and who likes it. But I know why I’m painting. I do not orient my work according to « likes ». But I’m always listening to comments and comments that can make me move forward.

Except on social networks, can you tell us where can we meet you in flesh and bone and buy your paintings?

I am at the market of Edgar Quinet (Paris 14th) almost every Sunday. You can meet me and see some of my works. Otherwise, go https://www.lapsart.fr/ and order some works. :))

Eric Lapszynski for MonEncre

I want to thank another Artist, Photographer this time. She made me know Eric and took the pictures of the article. Her name is Rhiz (I call her little sister)

Abdelhamid NIATI  et Rhiz Calderon… and the Artist Eric Lapszynski