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~ Ici je vous amène à la réflexion

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Archives d’Auteur: MonEncre

La seule et unique !

Vedette

Posted by MonEncre in Non classé

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Seconde mère, âme protectrice, bouclier émotionnel, elle se lève tôt chaque matin et avec la plus belle précision au monde, ordonne, classe rassure, nourrit. Je la décris sur mon clavier en ce moment même alors qu’elle n’utilise pas de clavier. De son stylo elle manie la langue à la perfection, les boucles dessinées, elle sculpte le papier et donne à la grammaire la noblesse qui est sienne. Elle ne fait jamais de faute. Pure, est l’adjectif qui la qualifie le mieux. Celle qui a élevé une famille, une reine dans un monde en toc, elle est celle couronnée par les nobles d’âmes. Des montagnes d’or, ni même tout l’argent créé depuis que le monde est monde ne suffirait pour la rétribuer. Elle est celle qui est toujours à mon chevet, celle qui veille sur moi quelque soit l’heure ou la saison, celle pour qui je n’ai pas assez de mots pour l’encenser, celle qui est éternité. De mon sang il est question et car de ma sœur nait la passion. Ton prénom de révolutionnaire te va à ravir. Ton petit frère qui t’aime.

A toi Djamila

Elle incarne l’altruisme, le sacrifice, l’intelligence, l’Amour

Abdelhamid NIATI

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Eternel

30 mercredi Jan 2019

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La temporalité de la présence n’a pas effacé l’éternité de l’âme. Pourtant, et pourtant, les trous laissés peinent à se refermer et à m’y résoudre, par réalisme, ne se refermeront jamais, laissant des failles dans le muscle cardiaque, dans l’âme, dans ma peau. Ma surface velue par endroit, est le révélateur des blessures passées, car une fois les mots maman et papa prononcés, les poils les plus discrets se manifestent, et la peau humaine se fait chair de poule comme si mon âme voulait s’exprimer par ses ports, elle aussi, hurler sa douleur, manifester sa tristesse. Chaque jour je recouds mes plaies au fil de ma plume.  J’écris ce je fus, ce que j’ai vécu, ce que je suis, ce que je veux être, ce que je pus , ce que je peux, ce que je pourrais.  Père et mère, papa, maman, frère aimé, frère ainé  en ces mots je vous aime éternellement.

Votre fils et frère Abdelhamid NIATI

PS : Ne partagez pas ce texte. C’est la chose la plus intime que j’ai partagé sur ce blog.

 

tous droits réservés

Eternel

02 mardi Oct 2018

Posted by MonEncre in Non classé

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La temporalité de la présence n’a pas effacé l’éternité de l’âme. Pourtant, et pourtant, les trous laissés peinent à se refermer et à m’y résoudre, par réalisme, ne se refermeront jamais, laissant des failles dans le muscle cardiaque, dans l’âme, dans ma peau. Ma surface velue par endroit, est le révélateur des blessures passées, car une fois les mots maman et papa prononcés, les poils les plus discrets se manifestent, et la peau humaine se fait chair de poule comme si mon âme voulait s’exprimer par ses pores, elle aussi, hurler sa douleur, manifester sa tristesse. Chaque jour je recouds mes plaies au fil de ma plume.  J’écris ce je fus, ce que j’ai vécu, ce que je suis, ce que je veux être, ce que je pus , ce que je peux, ce que je pourrais.  Père et mère, papa, maman, frère aimé, frère ainé  en ces mots je vous aime éternellement.

Votre fils et frère Abdelhamid NIATI

PS : Ne partagez pas ce texte. C’est la chose la plus intime que j’ai partagé sur ce blog.

 

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Un Seul !

08 dimanche Avr 2018

Posted by MonEncre in Non classé

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Le stylo est un instrument parfait pour rythmer l’existent, dessiner, l’imaginaire. Il est indispensable de lui adjoindre les services du clavier pour une belle symphonie digitale jouée à 4 mains. Le ballet des corps encrés est une merveille visuelle. Prenez votre stylo et écrivez, décrivez, faites-le danser sur la page blanche et de boucles en boucles, donnez vie à ce qui fait votre ADN. Insufflez l’âme dans la page à l’aide de ce simple instrument en apparence, mais dont la force est sans limites. Dans la main du juste, il donne la vie, et dans celle du monstre, il sera l’apocalypse, l’hécatombe. Homme, pourquoi ne t’abstiens-tu pas des péchés du cœur ? Sont-ils si difficiles à combattre ? Je sais, mais permets-toi de rêver un instant, à la colère tue, à la jalousie évanouie et l’orgueil mis en deuil. Si tu y parviens, tu verras alors comment ton âme peut connaitre l’apaisement. Ne te refuse pas une vie apaisée, un cœur allégé, main tendue vers l’autre, cœur ouvert sur le monde.  Regarde ce que tu gagnes en décrivant ce que tu vois de plus beau, en ouvrant ton cœur à l’autre, en voulant pour ton voisin ce que tu désires le plus, pour toi-même. Ici mets les pieds sur la route de la perfection humaine. Tu ne feras pas l’unanimité, mais tu rassembleras les âmes sincères, les mêmes qui te pleureront quand tu ne seras plus. Un seul mot : Aime !

Synchronise ton cœur avec ton âme et tes mains et abandonne tes émotions, ta générosité sur ce cahier posé devant toi. Puis, afin d’être le plus généreux possible, tu laisseras danser tes doigts sur ton clavier pour donner ce que tu as de plus précieux à l’humanité. Un seul mot : Donne !

Auteur : Abdelhamid NIATI

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Parole d’Artiste ! Eric Lapszynski

12 jeudi Mar 2015

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Éric Lapszynski, l'encre de Chine

 Lapszynski Eric

Dessiner….c’est toucher du regard ce que les autres ne voient pas » Lapszynski Eric

 

Lors de mon dernier article écrit d’un seul trait en réaction à une œuvre artistique, je déclarais mon amour pour l’Art et pour les œuvres d’un artiste en particulier. Cet artiste  a le don de créer des toiles « aspirantes »  qui invitent à la réflexion et  à l’introspection. Au-delà de l’œuvre présentée, j’ai donné la parole à son créateur qui «aspire» et inspire tant d’émotions. Lorsque je regarde ses yeux, mon âme se découvre et parfois un nœud se forme au niveau de la gorge tant l’émotion est Grande. Je vous livre ici l’interview qui est la suite logique du précédent article.

Bonjour Éric, Peux-tu te présenter aux lecteurs de « MonEncre » ? 

Bonjour,  je suis  Éric Lapszynski, 46 ans habitant  Montrouge et artiste peintre. Je réalise des œuvres à l’encre de Chine et aux pastels gras sur papier de différents formats.

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(Je te remercie pour cette belle entrée en matière) Quand as-tu découvert ta fibre artistique ?

Je l’ai depuis toujours je pense. Depuis mon enfance, mon adolescence et maintenant encore plus qu’hier. J’ai créé à différents stades de ma vie mais c’est maintenant que je vis pleinement mon œuvre….ma passion. J’ai depuis longtemps atteint ce point de non-retour et je ne peux et ne veux que m’y perdre encore plus. (Une éternité artistique ?)

Lapszynski Eric

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On t’a découvert sur ce blog à travers une œuvre pastel mais tu utilises d’autres matières : lesquelles et en quelles circonstances ? 

J’ai commencé avec l’encre de Chine et j’ai mis en place des techniques ou procédé personnels. Je me suis ensuite naturellement orienté vers autre chose : le pastel gras matière onctueuse et particulière. Le travail est différent car j’utilise des couleurs existantes que je fais collaborer entre elles alors qu’avec l’huile  la couleur recherchée peut être créée en mélangeant. Ces derniers temps je ne travaille qu’avec du pastels gras et un peu d’encre de Chine.

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Comment as-tu fait évoluer ta technique ou tes techniques dans le temps ? Peut-on y voir des étapes ou des paliers ?

Je suis en apprentissage jusqu’à la fin de ma vie et chaque jour est une découverte de techniques et de savoir-faire qui enrichissent ma palette. Peindre est un métier à savoir faire, faire encore et encore pour maîtriser le geste et offrir un savoir-faire mais il faut aussi ce petit truc qui fait vibrer.  La virtuosité dans la technique est nécessaire mais ne suffit pas.

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Tes œuvres provoquent beaucoup d’émotions tant par la profondeur que par les limites qu’elles repoussent. As-tu conscience de provoquer cela chez le spectateur ?

J’ai progressivement accepté cet état et maintenant je suis convaincu de la sincérité des émotions de ceux qui plongent dans mon univers. Je présente quelques chemins à prendre. Je veux que le spectateur soit vraiment absorbé et se perde. En somme : Qu’il S’approprie mon œuvre et en devienne l’acteur !

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Question un peu particulière  : quel sentiment domine ? 1- quand tu termines une toile  2 – quand tu t’en sépare

1) Ça dépend du temps de réalisation mais il y a toujours le sentiment joyeux d’avoir achevé son œuvre même si souvent l’idée de départ a laissé la place à  autre chose. Souvent je termine à peine un dessin que je suis déjà en réflexion  sur autre chose, d’ailleurs l’ancienne œuvre peut m’orienter ou ne pas m’orienter.

2) Je n’ai pas de problème à me détacher d’une œuvre, car je sais qu’elles sont de toute façon miennes pour toujours, simplement chez les autres. Le fait de les revoir me fait toujours plaisir.

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Tu partages tes œuvres sur Facebook avec tes amis et les commentaires s’étirent tard dans la nuit. Que t’apporte ce réseau social et comment accueilles tu les éloges ?

C’est un moyen moderne de montrer ce que je fais. Cela pourrait être un baromètre sur ce que je fais et qui plait. Mais je sais pourquoi je peins. Je n’oriente pas mon travail en fonction des « j’aime ». Mais je suis toujours à l’écoute des remarques et des commentaires qui peuvent me faire progresser.

Lapszynski Eric

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En dehors des réseaux sociaux, peut tu nous dire où peut on te rencontrer en chair en os et acheter tes toiles ?

Je suis au marché d’Edgar Quinet (Paris 14ème) presque tous les dimanches. Vous pouvez  me rencontrer et voir une partie de mes œuvres. Sinon allez sur http://lapsart.com/et commander des œuvres.  :))

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Éric Lapszynski  pour MonEncre

Je tiens à remercier une autre Artiste, Photographe cette fois-ci. C’est elle qui m’a fait connaitre Éric et qui a pris les photos de l’article. Elle s’appelle Rhiz (moi je l’appelle petite sœur)

http://www.rhiz.photography/

Abdelhamid NIATI  et Rhiz GDZ… and the Artist Eric Lapszynski

Merci L’artiste !!!

20 vendredi Fév 2015

Posted by MonEncre in Non classé

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Un escalator pavé; tissé sur la toile, l’aspiration se veut verticale. Une ascension artistique qui mène à un sommet. Une autre œuvre donnera un autre sommet, une somme de sommets en quelque sorte. Éric ne peint pas, non, il construit des montagnes et nous en fait découvrir les facettes pour que de chaines en chaines, nous arpentions le monde, le cœur délesté du bas et chargé par la beauté des toits du monde. Je regarde ses toiles et je me sens aspiré par un vortex artistique que le maitre humble au demeurant nous offre, non pour nous prendre au piège mais pour nous dire : « j’ai fait cette œuvre, alors à toi d’y voir et d’y ressentir ce que tu veux ». Enfant le radeau de la méduse m’avait submergé, adulte Éric m’a hissé à l’intérieur de ses toiles puis m’a laissé, promeneur solitaire, retrouver d’autres spectateurs de ses œuvres. Les cœurs se rejoignent dans ses ouvres, provoquant émotions et surprises. Aujourd’hui, le 20 février 2015 je déclare mon amour pour l’art et en particulier pour tes œuvres Éric Lapszynski.

Abdelhamid NIATI

Tous droits réservés.

La Toile est signé par l’artiste : Éric Lapszynski

Séisme H !

21 lundi Avr 2014

Posted by MonEncre in Non classé

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Les années, puis les mois, puis les semaines, puis les jours, et le jour où l’édifice humain s’est écroulé sur lui-même, consumé et abattu par les coups répétés.  Collègues, amis, frères, sœurs, voisins, tous avaient pris part à l’abattage de son corps et à la démolition de sa santé mentale. Sans explosif, aucun, certains n’avaient porté qu’un seul coup pour se dédouaner et extérioriser la faute sur le reste du groupe. D’autres avaient frappé et poignardé frénétiquement l’amie un peu trop élégante, la sœur, la voisine généreusement empathique. Celle dont l’apparence et la conscience professionnelle faisaient de l’ombre à tant de monde devait être abattue pour profiter du soleil d’un succès relatif et quel manque de confiance montraient-ils ceux-là mêmes qui auraient pu se déplacer pour briller. Au lieu de cela, ils ont préféré la détruire et peu importe si elle mourrait, car c’était un peu de sa faute. Elle devait se défendre, devenir aussi lâche, aussi bestiale qu’eux. Que pouvait-elle bien penser alors que nous étions en train de la tuer ? Une conscience peut-être ? Mais pourquoi s’encombrer du poids de Caïn au XXIᵉ siècle ? L’humain ayant évolué, elle ne pouvait s’encombrer d’une telle faiblesse et préférer des sentiments bestiaux et des armes numériques à travers des mails assassins. Ce même assassin tantôt numérique derrière son écran tuait à distance, tantôt comploteur provoquait l’érosion de l’être à abattre à grands coups de rumeurs et entrainait un effondrement digne d’un séisme.

L’écroulement se faisait lentement depuis l’épicentre puis progressait menaçant au fur et à mesure que les coups pleuvaient. Les ondes de chocs auraient raison d’elle, croissants et la faisant trembler sur ses plus profondes certitudes.  Au fil du temps, la tempête des maux, des mots et des coups qui s’abattaient finirent par la terrasser. Un jour, elle tombe, épuisée, érodée, abimée. Elle pense se relever, mais son corps ne le peut plus et ne veut plus. Une beauté si fragile, un être si généreux était au sol bien qu’elle ait tenté de se protéger, la tête entre les mains, laissant l’orage passer.  Des mois, elle restera dans cet état alité, apeuré, le muscle cardiaque fragilisé. Ces mois deviendront des années, car ces mots, ces attaques constituent un attentat social qui ne dit pas son nom. Il se vêtit des habits de la dépression ou du burnout suivant les saisons. Signature de la tyrannie humaine et sociale, l’engin explosif avait été concocté avec le plus grand soin et l’amateurisme de l’animal pour un résultat qui se voulait destructeur à souhait et c’est chose faite. Point de minuterie, le temps ferait son affaire.

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Tendres terroristes, vous pouvez être fiers, car votre tâche est accomplie et votre victime côtoie la faucheuse.  La voie tremblante, le corps à l’abandon, elle se désocialise. Ses crises d’angoisses deviennent attaques de paniques aussi bien chez elle qu’au-dehors. Elle se réfugie donc dans un cocon de survie et fabrique une cellule pour se protéger du monde. Elle ne croit plus en elle, ni même en sa survie. Son existence réside sur la peur d’une mort qu’elle a discrètement désirée.  Elle ne veut plus vous entendre et pendant longtemps, elle mûrira sa vengeance. Cette dernière fera place au dédain et à l’oubli, car la vengeance demande trop de temps et d’attention. Elle tournera la page, alourdie par le poids des péchés de ses bourreaux. Péniblement, mais surement, la belle généreuse reprendra goût à la vie et vous laissera en paix ou non, avec vos âmes, tendres bourreaux.

Ce texte est dédié à une amie rescapée

Abdelhamid NIATI

Tout droits réservés

Changement

08 mercredi Jan 2014

Posted by MonEncre in Non classé

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Vitry sur Seine, 7h30 et non 19h30, je monte dans mon bus articulé comme je le fais cinq jours par semaine pour me rendre sur le lieu de mes exploits professionnels. Mon regard est aussitôt alerté par le visage familier de mon ami Samy qui m’invite à prendre place près de lui. Nous nous mettons donc à discuter et à parler du monde qui nous entoure. Arrivé à Porte de Choisy, je lui souhaite une bonne journée en lui promettant de le contacter dans la semaine, promesse que je ne suis pas certain de tenir tant ma journée risque d’être mouvementée. Samy de son côté me gratifie d’un « bon courage », formule qu’il lâche avec un sourire bienveillant. Je monte dans le tramway avec cette image en tête et cette formule bien étrange. Mais pourquoi m’a-t-il dit « bon courage » ? Et pourquoi j’entends çà et là des « bonne chance » ? Montons-nous au front pour livrer bataille ? Devons-nous battre le record du 110 mètres haies dans les rues de la petite ceinture parisienne ? Je me rassure car d’une part je n’ai vu aucune haie sur mon parcours quotidien sauf à l’intérieur du Stade Charlety, et d’autre part, même si on compare le bureau à un champ de bataille, cela reste bien entendu une image. En effet, il n’y a ni effusion de sang, ni bain d’hémoglobine et encore moins de démembrements spontanés provoqué par une mine ou un obus. Sachant que je me rends sur le lieu de mes exploits professionnels, je devrais être gratifié des formules suivantes :

– « t’es le meilleur »

-« tu n’as pas de limites »

-« tu feras de grandes choses aujourd’hui »

– « A quand ta propre entreprise ? »

Voilà des formules que j’aimerais entendre plutôt que des « bon courage ». Je ne vais ni passer sur la chaise électrique, ni être poursuivi par une meute de loups, et encore moins combattre à mains nues un de mes collègues armé d’une tronçonneuse. Cela étant dit si nous changeons le langage, nous changeons également de postures. Un sourire se dessine sur mon visage car je sais pertinemment que je peux faire de grandes choses et que je ne suis pas le seul à le penser. Une fois au bureau, je salut mes collègues avec un sourire encore plus grand. Le fameux »bon courage » est derrière moi car du courage j’en ai à revendre et  n’en ai jamais manqué. Je remarque que je ne suis pas le seul quand je vois des ouvriers s’atteler à rénover le Beffroi de Montrouge. Une immense bâtisse qui comptait 27 cloches et regroupait l’ensemble des services municipaux. Ces hommes ne se souhaitent pas bon courage mais ensemble ils pensent qu’ils vont y arriver. Et c’est chose faite car ce magnifique édifice rayonne sur mon trajet quotidien et représente un véritable plaisir visuel pour tout personne qui l’aperçoit.

Alors bonne route pour admirer les exploits quotidiens que l’humain peut réaliser !

Abdelhamid NIATI Tous droits réservés

 http://humainaucoeurdunumerique.blogspot.fr/2014/01/positivons-l-2014.html

Un songe parmi les autres

06 vendredi Déc 2013

Posted by MonEncre in Non classé

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Comme tout être humain normalement constitué et en bonne santé, je peux marcher, me déplacer dans un environnement en 3 voire en 4 dimensions.C’est ainsi que par un temps assez nuageux et sombre je parcours une des rues qui longe l’immeuble dans lequel j’habite. Sur le trottoir d’en face, j’aperçois une silhouette qui me parle et que je regarde avec méfiance, tant j’ai du mal à la distinguer. En vient une seconde et le résultat est le même, la personne est floue, son visage surtout. Elle me dit quelque chose mais je ne perçois qu’un bruit sourd. Ses lèvres bougent pour me dire quelque chose mais toujours rien d’audible. C’est à ce même moment que, tout en poursuivant ma marche, une troisième personne me parle et son visage se veut plus familier, plus clair et je peux distinguer les traits de mon oncle. Je m’arrête et tente de comprendre ce qu’il me dit et là un attroupement se forme mais je ne peux traverser pour aller à leur rencontre car je suis bloqué sur ma partie de trottoir. Une masse sombre constituée de plusieurs individus, dont mon oncle, s’égosille et hurle sans que je puisse les entendre. Le plus frappant est que je ne ressens aucune peur alors que toutes les conditions sont réunies pour céder à la panique. Je me déplace sur le trottoir pour tendre l’oreille et mes va-et-vient n’y font rien, les cris sont vides de sons. Je les vois hurler à pleins poumons pour m’avertir et je m’interroge sur le danger que je devrais absolument éviter. Alors que je me déplace sur le trottoir, je vois les visages se déformer, et il me semble que j’ai fait le pas de trop. Le pas dans une bouche d’égout m’entraînant dans une chute sans fin et obscure. Un vide vite comblé par une vision familière car je me vois tomber du plafond de ma chambre comme si un vortex s’était formé entre le monde des rêves et le monde réel. Mon matelas me réceptionne et je me réveille en sursaut.

Mon affolement sera de courte durée parce qu’en regardant mon environnement j’aperçois les visages protecteurs de mes parents qui dorment à poings fermés et que ma chute n’a pas dérangés. Ce n’était qu’un mauvais rêve et me voilà à l’abri dans mon lit d’enfant.

Ce texte est le récit d’un rêve d’enfant que j’ai gardé en mémoire et que j’ai décidé d’écrire sur les conseils de Délphine Sauret.

Abdelhamid NIATI

Tout droits réservés.

Mon choix !

15 mercredi Mai 2013

Posted by MonEncre in Non classé

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La lumière du jour commence petit à petit à envahir mon espace vital et vient caresser mon visage. Engagé dans une relation intime avec mon lit, celle de  mon espace vitale est tout aussi délicate et exclusive.  Je décide donc d’ouvrir les yeux une bonne fois pour toute et de sortir de mon cocon nocturne. Une fois à la verticale, je me dirige vers la fenêtre et  l’ouvre afin de me recharger en Oxygène et d’observer la ville. Au loin, un mannequin de plusieurs centaines de mètres se dresse sur son armature de métal, exhibant ses courbes et sa lingerie au monde entier. Le regard à 14h00 me permet de me régaler de la vue du cœur sacré quitté la veille au soir. Après, l’oxygène, je rejoins l’autre élément vital à savoir l’eau pour ressentir encore plus le goût délicat de ma vie. Un nectar Ethiopien viendra ensuite caresser mon palais afin de faire le tour de mes sens.

                J’allume enfin ma structure et me connecte avec mes clients, prospects et compagnons de route. J’ai choisi mon isolation phonique afin de clore le dossier divorce entamé avec mon existence précédente. Je subissais les bruits, les odeurs, la promiscuité et la vue non-panoramique du tramway nommé cauchemar. Ma destination finale se résumait à un bureau avec fenêtre donnant sur un  cimetière. Pas de moineau, mais plutôt des corbeaux pour rythmer ma journée. Un peu comme Jean Meckert, je suis l’homme au marteau qui subit un quotidien professionnel monté en boucle avec sur mon chemin un trajet digne des galères et des collègues soumis à la taxe carbone, tant ils polluent mon espace vital. Aujourd’hui est un  autre jour, car je travaille « in my own house», un environnement de travail que j’ai choisi lorsque j’en ai fait l’acquisition avec ma femme. Me voilà donc en train de travailler sans avoir l’impression de vraiment le faire tant je suis à l’aise. Seul le résultat de la journée me  montrera combien je suis productif dans ma sphère vitale.  J’ai également divorcé de ma cantine et  me nourrit sainement depuis que je choisi mes propres aliments. Rien de plus normal puisque je suis chez moi. A 15 heures, 1 heure de cardio training afin de rester en forme, car oui ô luxe suprême, j’ai également ma propre salle de sport. Il est 18 heures lorsque je termine ma journée et que mes enfants rentrent de l’école suivis de près par mon épouse. Autre luxe, je les vois plus souvent et je les mets au lit, chose que je ne pouvais faire dans mon ancienne vie car une fois rentré, ils dormaient déjà.  Alors oui j’ai divorcé pour mieux me remarier avec une vie que je croyais oubliée. Le soir le cœur sacré veille sur moi et je fais de même avec ma géante métallique.

Abdelhamid Niati 

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